Le Pays d'Ouche  02
dernière mise à jour de cette page : 01.06.2014
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Le Pays d'Ouche

 

 

 

 

 

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Le Pays d'Ouche

 

 

 

 

 

Présentation : cliquez...

Beaumont le Roger :  2874 habitants

 Office de Tourisme de l'Intercom Risle et Charentonne
 6, Place de l'Église  27170 Beaumont-le-Roger
 Tel 02.32.44.05.79  Fax : 02.32.43.38.73

Web : http://www.tourisme-risle-et-charentonne.fr/
e-mail : contact@tourisme-risle-et-charentonne.fr

 
 Mairie : e-mail : mairie1@beaumont-le-roger.fr
             http://www.beaumont-le-roger.fr/

 Marché : mardi et vendredi

              Beaumont le Roger fait partie de l'Intercom Pays Beaumontais. Site Internet : http://www.intercom-pays-beaumontais.fr/  . Un site qui offre de nombreuses rubriques allant du tourisme à l'emploi avec la possibilité de déposer des offres ou de déposer des CV. en remplissant un formulaire en ligne. Bien sûr chaque commune y est représentée avec toutes les informations utiles.
 

Après La Ferrière sur Risle en 2006, c'est à Saint Marcel que se sont déroulées le 24 juin 2007 Les secondes Floralies départementales. Concours entre 20 communes lauréates des villages fleuris et Marché de fleurs.

Beaumont le Roger, grâce à ses jardiniers qui ont présenté dans un espace de 25 m2, l'abbaye au milieu de nombreuses plantes avec représentation de la Risle et création d'un bassin avec eau et poissons, a obtenu une très belle seconde place derrière Bernay.

C'est donc dans à Bernay qu'auront lieu les troisièmes Floralies.

 

              Les ruines de l'ancien prieuré de la Trinité (XIIIè) visibles de la route, se dressent sur une terrasse à laquelle on accède par une rampe sous un porche.
            
L'église Saint-Nicolas (XIV et XVIè) gravement endommagée par les bombardements a été restaurée, vitraux anciens des XVè et XVIè S et vitraux modernes. Cette église, outre la riche statuaire qu'elle renferme est la seule du département à posséder un Jacquemart. Architecture renaissance. L'automate Régulus en bois et fer forgé de 1826 est situé dans le haut de la tour-clocher. Il a été créé par Charles Etienne Martinn, horloger et natif de Saint Aubin le Guichard.

             Prieuré de la Sainte Trinité (XIIè et XIIIè). Ruines du Prieuré, murs de soutènement formant un large couloir.

--  Histoire de Beaumont

--  Famille de Boisgelin

--  Le Prévost

 --  Le Duc de Bouillon

 --  Mac Mahon

--  La Forêt de Beaumont

 --  Chapelle Saint Marc

 

             Les origines de Beaumont remontent fort loin puisque des pointes de silex servant à armer des harpons et trouvées à "Vieilles" (ancienne paroisse réunie à Beaumont en 1825) attestent de la présence de l'homme sur notre sol dès l'âge du Renne. - A ce jour l'ancienne église est devenue un lieu prisé de la région où il se passe toujours quelque chose, à l'enseigne du "Bouche à Oreille" -
 

Histoire :

             Un sanctuaire rural (Fanum de Saint Marc) et de nombreux camps encore visibles en forêt prouvent que le territoire de Bellus Mons Rogerii (XIè S.), Belmons (Charte de Henri II, pour Bernai), Belmont (dotalitium ducissæ Judith), Belmont le Rogier (Roman de Rou) - comme on disait alors - fût bien connu de nos pères à l'époque gallo-romaine (Vè et VIè S).
            La ville prit le nom de BEAUMONT LE ROGER en souvenir du fils de
Onfroy de Vieilles : Roger de Beaumont, seigneur du XIè siècle, conseiller de Guillaume le Conquérant et régent du Duché pendant la conquête, qui amena la prospérité dans la localité. Il fit construire une forteresse et entoura de murailles le "Bourg Dessus", contigu à son château et fit en même temps bâtir l'église Saint Nicolas.

            En 1080, il fonda la collégiale de Beaumont en l'honneur de la Sainte Trinité dont les ruines majestueuses situées à flanc de coteau, dominent la Vallée de la Risle. Philippe d'Harcourt alors doyen, (vers 1140), aida à transformer la collégiale en prieuré de l'abbaye du Bec.
             Vers 1094, Roger, fatigué se retira à Préaux et y mourut vers l'âge de 80 ans. C'est Robert, comte de Meulan, fils aîné de Roger qui hérita du domaine de Beaumont.

            Beaumont appartint plus tard à Robert d’Artois dont les conseils au roi d’Angleterre Edouard III furent à l’origine de la guerre de Cent Ans. Charles-le-Mauvais, roi de Navarre, a été le dernier possesseur du château qui fut détruit en 1378 par ordre de Du Guesclin.

            A la fin de XVIème siècle, la ville souffrit des guerres de religion.

 

Baillage et Vicomté de Beaumont le Roger, Vicomté du Neubourg.

Archives Départementales de l'Eure :

 

http://archives.cg27.fr/pleade/toc.xsp?id=FRAD027_0000guide_9_tt4-11&fmt=tab&base=fa&idtoc=FRAD027_0000guide9-pleadetoc&n=2&ss=true&as=&ai=&search=not 

 

Beaumont était une ancienne vicomté du grand bailliage d'Evreux où fut, comme dans toutes celles de ce ressort, érigé un bailliage secondaire.

Ce bailliage très étendu comptait dans son ressort près de cent paroisses réparties entre les sergenteries de Beaumont, du Neubourg, d'Ouche, de Vieilles et de Villez-sur-le-Neubourg. Deux vicomtés en relevaient : Beaumont et Le Neubourg.

Le bailliage de Beaumont fut inclus dans le comté d'Evreux échangé en 1651 avec le duc de Bouillon. La vicomté de Beaumont fut supprimée peu après. Celle du Neubourg subsista mais les juges de Beaumont et ceux du Neubourg étaient les mêmes. Ils étaient pourvus de leurs offices par le duc de Bouillon pour les cas ordinaires et par le roi pour les cas royaux.

Il y avait au Neubourg une haute justice qui était une ancienne juridiction locale. L'importance du trafic marchand qui se faisait dès le Moyen-Age dans cette ville en avait vraisemblablement créé la nécessité. Ses attributions nous sont connues par ce qu'on appelle le "petit coutumier du Neubourg", tarif d'amendes et recueil de droit et de procédure, compilé au XVe siècle. Il concerne principalement l'organisation des foires et règle la façon de juger sans délai les rixes et incidents qui pouvaient survenir à la faveur des rassemblements importants qu'elles provoquaient, ainsi que les différends entre vendeurs et acheteurs. Ce document révèle une compétence très étendue, y compris au criminel. Lorsque les foires du Neubourg eurent relativement perdu de leur importance économique, l'apaisement de la situation politique et l'évolution de la société et des échanges aidant, les privilèges du seigneur du Neubourg perdirent de leur utilité. A partir du XVIe siècle le bailliage secondaire de Beaumont lui reprit peu à peu toutes ses attributions en matière de procès criminels et de cas royaux.

 

http://archives.cg27.fr/pleade/toc.xsp?id=FRAD027_0000guide_9_tt3-131&fmt=tab&base=fa&root=&n=&qid=&ss=&as=&ai=&idtoc=FRAD027_0000guide9-pleadetoc&n=2&ss=true&as=&ai=&search=not 

 

Haute-justice de Grandmont.

- Haute-justice d'Harcourt pour le siège de Beaumesnil.

- Baillage et vicomté de Beaumont-le-Roger pour le siège de Beaumesnil (XVIe-XVIIIe s.).

- Tables alphabétiques des minutes.

- Répertoires.

- Registre des inve

 

 

 

aaaaaa

 

            1729 à 1789 - onze famines terribles, dont plusieurs durèrent trois ans, désolèrent la France... (page 407) c'était le pacte de la famine... Jean Charles Guillaume Le Prévost -- (né le 24 novembre 1726 à Beaumont le Roger) alors avocat, fût arrêté le 17 novembre 1768 quand il en fit les révélations pour dénoncer le Pacte de la Famine. , il passa par la Bastille, la forteresse de Vincennes, puis Charenton et enfin Bicêtre... Louis XV mourut et Louis XVI monta sur le trône... Le 14 juillet 1789, il était à Bercy et aperçut de la fumée noire sur le faubourg Saint Antoine. C'était la Bastille qu'on prenait.

Il recouvra la liberté le 5 septembre 1789 grâce aux récents décrets et à la sollicitude du ministre, le comte de saint-Priest et se retire à Bernay. Il meurt en décembre 1823.

Dans la Notice Historique sur Beaumont le Roger, page 408, H.Saint-Denis reprend un article du Magasin Pittoresque qui rapporte les conditions d'incarcération abominables de Le Prévost...

 

Jean Charles Guillaume Le Prévost  né le 24 novembre 1726 à Beaumont le Roger,  (alors avocat, fût arrêté le 17 novembre 1768 .../...). Il a été baptisé le 25 nov 1726. Il est le fils de Me Guillaume Le Prévost, procureur au siège de Beaumont, et de Marie Marguerite Duval.(page 352)

Me Guillaume Le Prévost de Beaumont était en mars 1724, procureur du roi en la vicomté et demeurait Beaumont (page 350)

 

 

            En 1776, le prieuré valait encore de 20 à 25.000 livres de rente à l'abbé de Pernon qui en était titulaire. Ces bâtiments furent dévastés pendant la révolution et transformés, en 1820, en une manufacture de draps qui fut à son tour abandonnée. La démolition reprit son œuvre, la tour fut abattue avec les voûtes, et rien n'eût été épargné, si l'Etat n'eût pas acheté ce qui restait encore debout.
           
En 1788, Claude DUBUS est Notaire du Roy, Garde Notes héréditaire aux Baillage et Vicomté de Beaumont le Roger

            En 1825, la paroisse de Vieilles, appartenant auparavant aux seigneurs de Beaumesnil, est rattachée à Beaumont le Roger. Sur ce territoire, se trouve le domaine du Hom, très belle construction du 16èsiècle. Les occupants de ce domaine furent les familles Viard, Damours, Dupont-de-l'Eure, c'est ce dernier qui vend en 1826 le domaine à Monsieur de Clercq.

Le livre de Christian Juin : " Chasse à Courre en Forêt de Beaumont-le-Roger " édité en 1999 aux Éditions Page de garde, dans la collection - L'Histoire locale illustrée décrit ce domaine qui abrita les équipages de Chasse à Courre biens connus dans la région.

 

             Beaumont Le Roger à beaucoup souffert au cours de la dernière guerre : trente deux bombardements ont rasé 40% de ses maisons et détruit partiellement l'Eglise Saint Nicolas.
            Après la guerre, il a fallu reconstruire, une nouvelle voie est créée : c'est l'actuel
Boulevard De Boisgelin, en hommage à Georges De Boisgelin, fils de Louis, un des frères de Bruno, mort au combat à 28 ans en 1944.


           Mais qu'était donc cette
famille De Boisgelin qui a tant marqué la vie de Beaumont le Roger ?  Une réponse nous est apportée par l'excellent hebdomadaire "L'Eveil Normand" dans son édition du 22 mars 2006 sous la plume de Véronique Couvret, dont voici un résumé

(enrichi de quelques recherches généalogiques... les liens sur Généanet, dont  l'aboutissement n'est pas garanti si le lecteur n'est pas inscrit sur ce site de généalogie, adhésion gratuite   http://geneanet.org  , inscrire le nom recherché dans la fenêtre Patronyme et Beaumont-le-Roger pour la commune, et Valider )


           Il faut remonter à la guerre de 1870 qui opposait Français et Prussiens. A cette époque, on trouve un
comte et une comtesse de Boisgelin qui résident dans le château de Beaumont et possèdent une grande partie des terres de Beaumont dont la forêt reçus en héritage par la comtesse, née Berthe de Clercq (Declerc- de Clerque ) et une place porte son nom.

La forêt a été vendue à M de Clerque par les Rohan, héritiers des Bouillon peu après la Révolution.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Duche_de_Bouillon#Ducs_titulaires_de_Bouillon 

 

Quelques notes... tirées de la Notice Historique de Beaumont par H. Saint Denis, 1888.

 

9 dec 1713 : Déclaration de Catherine Lepic.../... à Godefroy Maurice de la Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, vicomte de Beaumont (page 345)

25 juillet 1721: mort de Godefroy Maurice de la Tour d'Auvergne, comte d'Évreux, seigneur de Beaumont le Roger, il fut inhumé à Saint Taurin d'Évreux. Il avait épousé le 20 avril 162, Marie Anne Mancini, nièce du cardinal de Mazarin, morte le 21 juin 1714, dont il laissa Emmanuel Théodose ; Frédéric Jules, prince d'Auvergne ; Henri Louis, comte d'Evreux ; et plusieurs filles. (page 349)

17 avril 1730 : Mort de Emmanuel Théodose de Bouillon, seigneur de Beaumont le Roger, ) l'âge de 63 ans. Il avait épousé :

1°  le 1er avril 1696, Marie de la Trémoille, qui mourut le 5 mars 1717.

2° le 4 juillet 1718,Louise LeTellier de Barbezieux, morte en couches le 4 juillet 1719.

3° le 16 mai 1720, Anne de Simiane, morte en couches le 8 août 1722,

4° Louise Françoise de lorraine-Guise

1730 : Charles Godefroy, son second fils du premier lit, né le 11 juillet 1706, lui succéda en 1730, dans ses terres ainsi que dans sa charge de grand chambellen de France. (page 359)

1734 : (page 364) .../... Charles Godefroy de la Tour d'Auvergne, duc souverain de Bouillon, d'Albret et de Château Thierry, comte d'Auvergne, d"Evreux et du Bas-Armagnac, baron de la Tour Montgaçon, Cassillac et Oliergues, etc..., pair et grand chambellan de France, gouverneur et lieutenant général pour le roy du haut, bas pays, présent en son château d'Evreux .../...

 

24 octobre 1771: Mort de Charles Godefroy de Bouillon à Montaler (page 416),

 Il avait épousé le 1er avril 1724 Marie Charlotte Sobieska, veuve du prince de Turesne, son frère aîné, dont il laissa

Godefroy Charles Henri né le 5 janvier 1728 qui lui succéda et

Louise Jeanne qui épousa Hercule Mériadec de Rohan-Guémenée. (page 416)

 

Godefroy Charles Henri fut colonel-général de la cavalerie en 1740, grand chambellan en survivance en 1748. Il avait épousé le 27 novembre 1743 Louise Gabrielle, fille de Louis, prince de Lorraine, sire de Pons. De ce mariage naquirent quatre enfants dont deux moururent en bas âge. (page 417)

 

En 1789, une demande est faite au Duc de Bouillon pour abattre les restes de la porte de ville. Le 14 juillet 1789, le duc de Bouillon présidait une assemblée de la noblesse, réunie à son château de Navarre, près d'Evreux. (page 437),

Godefroy de Bouillon donne le 23 sept 1791, à la commune de Beaumont, les Halles, anciennes audience et prison de Beaumont.

En décembre 1817, Son Altesse le prince de Mont-Bazon, héritier des princes de la maison de Bouillon, réclame la propriété des Halles (page 529)

Une autorisation fut donnée par la ville de Beaumont, le 6 août 1821, au prince de Rohan, d'établir deux nouvelles routes dans notre forêt, afin de remplacer celles qui existaient, dont la raideur rendait la circulation difficile.(page 531)

En 1827, MM Declerq et Lefebvre,  figurent comme étant propriétaires de la forêt, (page 534)

En 1834, M. Declerq, propriétaire de la forêt, contribue pour une large part à la reconstruction du Pont aux chèvres, dont le devis dépassait 8.000Fr

        

 

            Le comte Alexandre Marie -  de Boisgelin (1832-1910) ; (fils du marquis Edouard de Boisgelin - 1801-1866- et Marguerite Marie Le Peletier de Mortefontaine 1809-1890 )   --   http://gw.geneanet.org/jfdutar  --

a épousé le 2 juillet 1855  Berthe De Clercq (1836-1911) ---  http://gw.geneanet.org/djoseph   --------

             En 1891, ils demeurent rue saint Nicolas, maison 183. (en 1896, la maison porte le N° 170 sur la liste de recensement, Arch Dép 27, Im 12).--

Ils  ont eu plusieurs enfants : Henriette, Bruno, Louis et Georges, ce dernier a été Maire de Beaumont le Roger. http://gw.geneanet.org/caillotduval   ou  http://gw.geneanet.org/anfkergorlay . L'origine de la famille de Boisgelin remonte en 1196 en Bretagne, à Plédéhel, près de Saint-Brieuc.

 

Berthe De Clercq est la fille de Louis François Xavier de Clercq, chevalier et Marie Henriette Aline Françoise Ghislaine Crombez.  Leurs noms sont gravés sur la cloche de la  Chapelle Saint-Marc bénite en 1837.

Christian Juin, dans son livre, nous rappelle brièvement l'histoire de la chapelle Saint Marc qui se situe à l'extrémité nord de la forêt sur la commune de Launay.

Cette chapelle fut bâtie vers 1100 et devint la propriété du roi Saint-Louis en 1260. Elle est dite aussi chapelle de Saint Léger des forges, ou de l'Hermitage de Saint Marc. Elle fut détruite à la révolution.

Au début du 19è siècle, les nouveaux propriétaires de la forêt font reconstruire la chapelle, c'est ainsi que fut bénite la cloche en 1837.

 

            Le comte Alexandre de Boisgelin, capitaine de la Garde mobile, fait partie des Groupes Francs qui résistent à l'ennemi. Le 11 décembre 1870, des cavaliers uhlans tentent d'entrer dans Beaumont et sont repoussés au niveau du camp Frémont par un groupe de Francs tireurs dont parmi eux l'écrivain Jules Prior. L'ennemi recule et revient le lendemain en force pour investir le Château et menace de mettre la ville à feu et à sang. La comtesse de Boisgelin intervient alors et discute avec l'ennemi pour lui faire entendre raison.
            Mais les Prussiens s'installent au château qui a été transformé en infirmerie et la comtesse soigne les blessés des deux camps. Pendant ce temps le comte de Boisgelin prépare son attaque pour libérer la ville. Il arrive avec sa troupe vers la gare occupée par les Prussiens qui prennent peur et s'enferment dans un bâtiment de l'autre côté du pont. Les Français y mettent le feu et les Prussiens périront dans l'incendie. Le comte de Boisgelin n'avait plus qu'a délivrer Beaumont avec ses hommes.

Le Château Frémont fut construit par la famille Boisgelin vers le début des années 1800. Il est devenu l'école Saint-Georges début 1900. .


           
Bruno de Boisgelin (1859-1933) a épousé en 1ère noce le 4 mars 1889 Augustine Madeleine Hennesy (1870-1891), ils  demeurent en 1891 au quartier de l'Abbaye, et ont eu une fille Jeanne de Boisgelin (1890) qui a épousé le 15 février 1913 le prince Philippe de Caraman Chimay. Ces derniers habitent le château de Beaumont en Belgique.

(la Princesse DE CARAMAN CHIMAY fut gérante de la Société Agricole du Domaine de Beaumont le Roger d'après le tableau d'assemblage des Plans composant l'Atlas des Propriétés, levés en 1847).


            Ce couple : Marie Bertha
"Jeanne" de Boisgelin et Marie Joseph Charles "Philippe" de Riquet de Caraman-Chimay  (né le 1er fév 1881 à Bruxelles, Prince de Caraman-Chimay, Bourgmestre de la ville de Beaumont, Belgique et décédé vers 1931) a eu un fils et  deux filles : Marguerite et Hélène  --  http://gw.geneanet.org/lizdegastines  --  dont

 

 Marguerite Marie Hélène Alice de Riquet de Caraman (29/12/1913-1/9/1990)  s'est mariée le 24 août 1937  avec le comte "Maurice"  Marie Joseph Charles de Mac Mahon ( 7è Marquis de Mac Mahon) (1903-1954), connu sous le nom de 3è duc de Magenta. et Fils de Patrice de Mac Mahon (1855-1927) et de Marguerite d'Orléans (1869-1940).

 

Hélène Marie Josèphe de Riquet de Caraman-Chimay (1921-2002) épousa le 24 avril 1947, le Comte Henri Hocquart de Turtot

 

Maurice de Mac Mahon tient le titre de duc de Magenta de son trisaïeul :

Edme Patrice de Mac Mahon (1808-1893) :

-- http://gw.geneanet.org/jfdutar  --  http://gw.geneanet.org/mauricegar  -- comte de Mac-Mahon, 1er duc de Magenta, celui-ci s'est vu autorisé à porter ce titre après sa victoire à Magenta en Italie, 4 mai 1859 - maréchal de France en 1859,

--  http://www.military-photos.com/mcmahon.htm   --

-- http://www.napoleon.org/fr/salle_lecture/biographies/files/474303.asp  --

 et homme politique, après la chute de Thiers (24 mai 1873), il fût élu Président sous la IIIè République (24/5/1873 - 30/1/1879) et eu le duc de Broglie comme Premier ministre. http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrice_de_Mac_Mahon 

 

Pour les amoureux de l'histoire :

Patrice Edme de Mac Mahon (13/7/1808-17/10/1893), Président de la République Française est fils de :

Maurice François de Mac Mahon (1754-1831) et Pélagie de Riquet. Maurice est fils de

Jean Baptiste de Mac Mahon (1715-1775) Marquis d'Eguilly, et Charlotte Le Belin. Jean Baptiste est né le 23 juin 1715 à Limerick, Irlande, et décédé le 15 oct 1775 à Spa, Belgique. Il a été Docteur en médecine et s'est fixé en France. Il est fils de

Patrice de Mac Mahon né vers 1680, marié en 1709 avec Marguerite O'Sullivan née vers 1690.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_Mac_Mahon

http://gw.geneanet.org/fraternelle  --

Essai sur la descendance de Louis IX, Roi de France, dit St Louis :   http://gw.geneanet.org/genroy  --

Blason de Mac Mahon

 

Deux noms célèbres qui ont marqué l'histoire de l'Irlande et qui rappelleront des souvenirs de voyage... petit aperçu sur le net, et bien d'autres encore...

http://www.linternaute.com/histoire/histoire-de-l-irlande/irlande.shtml

http://www.azurever.com/grande-bretagne/irlande/histoire-culture-irlande.php 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27Irlande 

 

Pélagie de Riquet (1769-1819) est fille de Louis Riquet (1731-1808), Marquis de Caraman et de Marie Charlotte Eugénie de Bernard de Montessus (1739-1819), qui se sont mariés le 30 août 1763 à Notre Dame du Vaudreuil, Eure  --  http://gw.geneanet.org/mauricegar  --

http://fr.wikipedia.org/wiki/Riquet_de_Caraman 

 

Marguerite Riquet - Comtesse de Caraman Chimay - a donné naissance à cinq enfants : Philippe, Duc de Magenta (1938-2002), Nathalie (1939-2006), Anne (1941-2003), Patrick ou Patrice (2003- ...) et Véronique (1948-...).  ---. http://gw.eneanet.org/dynasties   ---

 

            La Forêt qui porte aujourd'hui le nom de Beaumont était autrefois désignée sous le nom d'Utica ou Occa : forestœ quœ vocatur Occa, tel qu'il est mentionné dans une chartre de Roger de Beaumont. Le nom d'Ouche, en latin Utica, a été donné à une source à Saint-Evroult, et à l'ensemble forestier s'étendant de Beaumont le Roger à Breteuil et à Saint-Evroult. L'archidiaconé d'Ouche était une des trois grandes subdivisions de l'ancien diocèse d'Evreux comprenant sept doyennés : ceux d'Ouche, de Conches, de Lyre, de Breteuil, de Nonancourt, de Verneuil et de l'Aigle. Le doyenné d'Ouche rassemblait autour de la Barre-en-Ouche quarante quatre paroisses au sud de Bernay.
Une description de la forêt d'Ouche vers le XIè S. pages 19 et 20 dans un article <<Perception et exploitation d'un espace forestier : La Forêt de Breteuil>> sur le lien :
  ====  http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/medi_0751-2708_1990_num_9_18_1165   ======

 

          La portion de l'Evrecin, comprise entre la rive gauche de la Risle et la rive droite de la Charentonne  faisait partie de la vaste contrée connue sous le nom de Pays d'Ouche (regio Uticensis).

Ainsi le nom de Pays d'Ouche provient de la forêt d'Ouche ou de S.Evroult (saltus Utensis). Cette forêt paraît s'être étendue jadis depuis la source de la Charentonne (Uticis fons) jusqu'à son confluent avec la Risle. (Notice Historique sur Beaumont-le-Roger de H. Saint-Denis, 1888).

En 1750, (page 386) la forêt de Beaumont-le-Roger avait une étendue de 6.248 arpents, il y avait 3450 arpents de taillis. Cette forêt, jusque là divisée en deux garderies, la grande et la petite, fut confiée à trois gardes le 12 février 1750 : Robert Billard de Grosley, Adrien Philippes de Beaumontel, Louis Simon Lallemant qui résidera en la paroisse de Gouttières ou en celle de Chastellier-Saint-Pierre

 

          La forêt de Beaumont, actuellement propriété privée de 3700 ha propose de nombreuses balades dans le calme de la nature en empruntant les sentiers de randonnée qui la traversent. (Allées forestières interdites, chasse à courre).
Consultez O T de Beaumont le Roger.
 

      Recherches sur Robin Godin

      Dans la Notice Historique sur Beaumont le Roger par H.Saint-Denis, dont la première édition date de 1888, à la page184 :

un passage du "Coutumier des Forêts de Normandie", écrit au commencement du XVème siècle fait état d'un certain Robin Godin, sergent fieffé du parc et du bost Guillaume en la ville de Beaumont le Roger...

il avait le privilège de prendre du bois sec pour son chauffage... au bois du Bost Guillaume... Il était tenu de verser au roi, chaque année, six sols pour choucage.

 

A la page 367de ce même ouvrage : le 22 novembre 1732, Charles de Boislévêque, écuyer, seigneur de Faverolles et des Ifs, colonel des dragons de France, avoue tenir

« une sergenterie noble et héréditaire appelée sergenterie du Parc et du Boisguillaume de Beaumont-le-Roger, qui s'étend sur les paroisses de Beaumontel et Saint Léonard du Bourg-Dessus, anciennement plantée en bois que les propriétaires d'icelle sergenterie étaient tenus et obligés garder, et il n'y a à présent sur les dits Parc et Boisguillaume aucun bois et sont réduits en bruïères sur lesquelles les habitants du Bourg-Dessus et du village de Beaumont-la-Ville ont droit et liberté de mettre pâturer leurs vaches et veaux.../... »

 

A la page 426, il est fait mention d'un registre de 1778, conservé aux archives départementales, qui donne la liste des fiefs de la Vicomté de Beaumont le Roger, nous trouvons : la sergenterie du Parc et du Bois Guillaume.

 

Dans la Notice Historique de Beaumont-le-Roger, par H Saint-Denis, éditée en 1888, à la page115, nous pouvons situer exactement le Parc :
Nous lisons : "M Veuclin croit que c'est vers cette époque - 1253 - que Saint Louis donna le Parc au prieuré de Beaumont. Le Parc occupait l'espace, à cette époque presque complètement inculte, situé entre le prieuré et les premières maisons de Beaumontel, et faisait partie de cette dernière paroisse."

 

Qu'elle est l'origine de ce hameau de la commune de Le Noyer en Ouche
portant le nom de La Gaudinière, devenu La Godinière vers 1930 ?

      Un Monsieur "Godin", "Gaudin", "de Godin", "de Gaudin" serait à l'origine de ce nom, c'est du moins ce qu'il s'est toujours dit de génération en génération...

      Les recherches que j'ai effectuées dans le célèbre "Charpillon-Caresme" ainsi que dans les archives départementales ne m'ont encore rien apporté...

Et si c'était lui ou l'un des siens ?   Mystère..

nous acceptons toutes informations que vous pourriez détenir  cliquez

Nouveau : début 2012, des éléments nouveaux sont découverts...

Voir : . Histoire de la Ferme de La Godinière 
 


     En 1768, Le Prévost  alors avocat, né à Beaumont en 1726, est arrêté pour avoir voulu dénoncer le Pacte de la Famine.
  Le Prévost

 

      En 1865, le poète M. Jules Prior, né le 25 nov 1821, tonnelier de son métier, a publié chez Dentu à Paris : "Les Veillées d'un artisan", éditées à Paris en 1866 , "Une nuit au milieu des ruines."

 

    En 1872 débutera l'épopée de la fabrication du métier à dentelle. Eugène Malhère qui travaille dans une fabrique de draps porte un intérêt grandissant pour la fabrication des tissus et le pousse à observer la confection de la dentelle à la main. Il construira son premier métier à dentelle qui sera breveté en 1884. Il présentera le métier à dentelle dit "un fil" avec division des battants à l'Exposition Universelle de 1889. En Octobre 1890, les trois frères Malhère : Léon, Ernest, Alfred, fils d'Eugène installent à Beaumont le Roger la première usine de fabrication du métier dans l'usine des Planchettes appartenant à la famille Haillard, route de Bernay. Le 11 mai 1894, ils brevettent leur métier circulaire sous le numéro 238461. Le succès sera tel, que la famille Malhère les fait fabriquer par un industriel allemand.
     En 1904, la fabrication de la dentelle démarre dans l'usine de la rue Saint Sauveur dans les anciens établissements Tanneries Blot. Les métiers équipant cette usine sont fabriqués aux planchettes suivant le dernier prototype appelé métier circulaire. Le succès est au rendez vous et l'usine est agrandie. En 1910, deux ensembles de maisons ouvrières que l'on appelle "Les Villages" seront construites près de la gare. Les Malhère créent leur mutuelle et une caisse versant des allocations aux familles.

            Mais la dentelle mécanique de Beaumont le Roger va souffrir de la concurrence étrangère. Les Anglais et les Allemands menacent l'industrie locale et la guerre qui approche aggrave les difficultés. En 1939, les frères Malhère ferment les usines et vendent l'ensemble à l'administration des monnaies. Ce seront 350 femmes et 30 hommes sur le site de la rue saint sauveur, plus 90 hommes sur le site des Planchettes, soit au total 470 personnes qui seront licenciées.

             Aujourd'hui, Claude Malhère, arrière petit-fils de l'inventeur essaie de pérenniser la mémoire de son aïeul. Après de nombreuses recherches sur l'histoire du métier à dentelle, et avoir recueilli les témoignages d'anciens ouvriers de l'usine, Claude Malhère a réalisé plusieurs expositions. Il espère pouvoir rassembler le résultat de ses recherches dans un ouvrage pour que l'histoire du métier à dentelle ne se perde pas.

La fabrique du métier à tisser de Beaumont le Roger a été présentée à l'Office de Tourisme de Beaumont le Roger grâce à  M. Claude Malhère et la collaboration de Madame Jacqueline Le Guell,
L'exposition s'est tenue du 1er mai au 1er septembre 2007.


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A Grosley-sur-Risle, a été fondée une Maison de Repos et de convalescence inaugurée le 1er juillet 1931 par Camille Blaisot, Ministre de la Santé Publique. Cet établissement a été fondé par l'Association des Comédiens Combattants, fondée en Janvier 1921 et reconnue d'utilité publique par décret du 22 décembre 1925. L'association était alors présidée par René Alexandre, Sociétaire de la Comédie Française.

Elle réunissait alors 650 adhérents et comptait parmi ses membres : 1 Officier de la légion d'Honneur et 24 Chevaliers, 36 Médailles Militaires, 238 Croix de Guerre, 351 Citations.

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Sources : Beaumesnil notre Canton 1997, documents CDT 27
et diverses publications touristiques sur les lieux cités.
Pays d'Ouche magazine - Communauté de Communes de Conches
Les Années 1900 à Beaumont-le-Roger - Editions Page de Garde
Dictionnaire de l'Eure Charpillon-Caresme1868 - Editions Page de Garde

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